Vue aérienne Limeuil

Un passé riche d'histoire


Depuis les temps anciens, Limeuil fut apprécié pour sa position avantageuse à la confluence de la Dordogne et de la Vézère, mais aussi pour sa terrasse calcaire qui offrait de remarquables possibilités de défense.

Les Magdaléniens (fin du paléolithique supérieur, magdalénien final, environ 10000 ans av. J.C.), furent les premiers attirés par la confluence de ces deux rivières poissonneuses et par la position avantageuse du site. C’est de 1909 à l913 que le gisement de Limeuil fut fouillé, ce qui permit de mettre à jour de très nombreuses plaques calcaires gravées de figures animales d'une remarquable qualité, permettant ainsi aux historiens d'émettre l'hypothèse d'une école d'art magdalénienne à Limeuil.


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Limeuil au fil de l'eau et de son histoire...


C'est sur cette même terrasse calcaire qu'est apparue la première forteresse gauloise retranchée derrière une solide palissade; mais celle-ci fut prise par les légions de Jules César qui édifièrent à leur tour un oppidum pour établir leur Pax Romana sur toute la région, comme en témoignent les vestiges des villas romaines de la vallée. Les rivières furent aussi à l'origine de la reconstruction de la forteresse pour faire face aux redoutables Vikings qui remontèrent leurs cours, entre les VIIIe et XIe siècles, pour ravager notre région et plus particulièrement nos riches abbayes comme ce fut le cas de celle de notre voisine de Paunat.


Plus tard, devenue forteresse féodale, Limeuil contrôla la région de par sa position stratégique, mais cela lui valut de se retrouver au centre des rivalités franco-anglaises de la Guerre de Cent Ans. Tantôt dans un camp, tantôt dans l’autre, Limeuil eut beaucoup à souffrir de cette guerre comme nous le prouve l’assassinat de son seigneur Jean de Beaufort, en 1420, par les bourgeois de Limeuil excédés par sa violence.
La victoire française de Castillon-la-Bataille en 1453, permit à Limeuil de réorganiser son économie et surtout son commerce fluvial. La ville obtint trois foires en 1529.
Mais l’accalmie fut de courte durée, en effet le XVIe siècle et ses guerres de religion rendirent à Limeuil son rôle de forteresse. A cette époque, le seigneur de Limeuil, Galiot de la Tour, avait la réputation "d'être violent et d'aimer chasser les Huguenots", commandés par son cousin Henri de la Tour d' Auvergne (père du célèbre Turenne)


Ecusson "1674"

C'est à cette même époque, alors que s'entretuaient dans les alentours catholiques et protestants, que naquit au château sa plus illustre habitante: Isabeau de Limeuil. Isabeau (cousine de Catherine de Médicis) doit sa renommée à son activité de courtisane au sein de "l'Escadron Volant" de la Reine Mère; en effet cette dernière se servait de ses demoiselles d'honneur pour contrôler les grands seigneurs de son royaume.
Après tant de misères et de violences dues à ces guerres, il n'est pas étonnant de retrouver Limeuil au centre du soulèvement des Croquants de 1594 et d'un autre soulèvement rural en 1636.


Il faudra attendre le XIXe siècle pour que Limeuil se relève et atteigne son apogée économique avec le commerce fluvial. Grâce à la batellerie nous retrouvons là le rôle majeur des deux rivières. C'est par elles que les artisans recevaient leurs matières premières, ce sont elles qui donnaient du travail aux commerçants. Limeuil en 1881 comptait 80 artisans (charpentiers, tonneliers, charrons...) pour une population d'environ 800 habitants. La Dordogne était une artère vitale que descendaient les gabarres chargées de merrain (bois de châtaignier) depuis l'Auvergne vers les régions de Bergerac et de Bordeaux, où ce bois était utilisé pour la construction des cuves et des barriques. Mais le chemin de fer vint concurrencer l'eau et le déclin entraîna pour Limeuil la perte de ses ouvriers et de ses artisans. Cependant, notre charmant village retrouve toute sa splendeur et son animation d'autrefois au rythme de ses nouveaux artisans et de ses visiteurs.


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